Sidi-Ferruch, Tipasa, le tombeau de la Chrétienne, Bou-Haroun. le 14 avril 2012

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Brice vient nous chercher et nous partons pour Tipasa, en passant par Staoueli. Cette ville, de l’autre côté de la baie de Sidi-Ferruch, était, au temps de la colonisation le domaine des Borgeaud, le plus connu des grands colons pied-noirs. Nous prenons au passage Dalila, une collègue de Brice, qui vient avec nous pour cette excursion. Il fait beau mais le vent est violent et la mer est démontée. C’est ici à Sidi Ferruch (Sidi Fredj) que l’armée française a débarqué pour venir prendre Alger puis… conquérir l’Algérie. Son port, rempli de voiliers et de yachts ne ressemble plus du tout à la photographie de l’album de famille. Il n’y a pas que des pauvres en Algérie ! C’est un lieu très touristique, visité, ce samedi, jour férié, par de nombreux groupes de jeunes algériens. Nous nous y promenons. Le restaurant, très chic, est, dans le style ottoman, particulièrement beau, ainsi que l’ancien hôtel qui le jouxte.

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Puis nous repartons par l’autoroute de la côte. C’est donc rapide, mais risqué, car il est traversé par de nombreux piétons. Il y a des troupeaux de moutons sur les talus. Au fond de l’horizon se détache le mont Chénoua.

Nous arrivons alors dans cette baie magnifique : Tipaza. Une allée ombragée, bordée de magasins de souvenirs et de restaurants mène à l’entrée du site de ruines romaines, DSC04347rendu célèbre (pour moi) par le livre de Camus : les Noces.

Aquilina semble très intéressée par l’achat d’un tapis que finalement elle ne prendra pas car vendu par un de ces marchands islamistes que nous détestons

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Sur le site des ruines romaines, je ne pourrais rien dire d’original, si ce n’est de lire ou de relire Camus ! C’est immense. Le champ des colonnes qui descend vers le rivage…  et les couleurs tout à fait surprenantes de  la mer, marron, ocre, vert émeraude, vert foncé, et du cargo rouge immobile à l’horizon …P1100739

DSC04356Il y a beaucoup de monde. L’entrée du parc à 20 dinars, ce n’est vraiment pas cher. Des familles entières viennent y pique-niquer. Je vois partout beaucoup d’amoureux qui s’isolent, sous des bosquets, sur des bancs… Est-ce dû à l’impossibilité de se rencontrer ailleurs ? Je vois aussi que les visiteurs jettent partout les bouteilles en plastique et les emballages des paquets de gâteaux. Le site, très propre à la suite de la visite d’une ambassadrice de l’Unesco, ne le restera pas longtemps !

DSC04366P1100727P1100754P1100765Nous repartons ensuite voir le tombeau de la Chrétienne, une sorte d’immense tumulus, très haut, situé sur le sommet d’une colline, dominant d’un côté le littoral et de l’autre l’immense plaine de la Mitidja. La vue est superbe sur cette plaine agricole mais, en même temps, la présence au premier plan d’un fortin de l’armée algérienne inquiète. Ici, dans les années 90, le terrorisme islamiste a frappé très durement : le triangle de la mort. Des jeunes viennent maintenant y faire de la musique, frappant sur des derboukas, dansant et tapant dans leurs mains. Aquilina les filme.P1100777

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Il est temps de redescendre sur la côte. Brice nous emmène dans un port, un vrai port, rempli de bateaux de pêche. Il y est connu car il a photographié beaucoup de ces pêcheurs. Ils l’ont même embarqué, pour une nuit, à la pêche au lamparo. Mais il en rit car il n’a rien vu, rien pu photographier, puisque le bateau principal est lui dans une obscurité totale.

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Nous mangeons, dans un restaurant, tout au bout du quai, des poissons grillés, du rouget, du merlan farci, des sardines et des crevettes à l’ail. On se régale car tout est frais et goûteux. Mais pas question de vin blanc. Nous arrosons le tout avec… de la limonade, (excellente au demeurant !) Puis, après une longue promenade sur les quais, dans le vent déchaîné, nous rentrons à Alger, la tête pleine d’images.

Ce soir-là nous disons au revoir à Brice, on se reverra à Toulouse, et retournons dormir à Hussein Dey chez Omphale et Lysistrata. Flora est de passage. Nous voulions les inviter au restaurant mais elles sont fatiguées alors nous préparons les petits pois que son oncle a donnés à Aquilina et mangeons tous ensemble dans la cuisine.

Demain, c’est le dernier jour. Et il nous reste plein de choses à voir et à faire.

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Caillou, le 6 mai 2012

 

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