Archives pour la catégorie Chansons

La Tactique du Jihad

Un barbu doit savoir
très bien prier, mais c’est pas tout, mais c’est pas tout.
Il lui faut aussi savoir
bien égorger, mais c’est pas tout, mais c’est pas tout.
Car ce qu’il doit avoir avant tout
C’est une mitraillette, une mitraillette et l’oreillette
Comme la kalach a son tic tac
le Jihad a sa tactique
Attendez un peu que j’vous explique
La ta ca ta ca tac tac tique, du djihad
C’est de bien égorger
Les juifs et les athées
La ta ca ta ca tac tac tique, du Jihad
c’est d’imposer le tchador
les yeux en face des trous
Alcool? Musique ? Contravention
Exhibition ? Flagellation
Et pour le blasphème ? Exécution
J’connais ma Charia
La ta ca ta ca tac tac tique du Jihad,
C’est de bien égorger
avec autorité.
Il y a ceux
les mécréants.
(C’est tous les autres) mais c’est pas tout, mais c’est pas tout.
Il faut punir
Les dévoilées
Les adultères, mais c’est pas tout. Mais c’est pas tout.
On dit que
nous sommes des fous
Puisqu’en nous prosternant on s’tape la tête sur le béton
Mais l’Algérie le sait
On y a fait d’l’effet
Attendez un peu que j’vous explique
La ta ca ta ca tac tac tique du Jihad
C’est tuer en bonne conscience
au nom d’une religion
La ta ca ta ca tac tac tique, du Jihad
C’est de pouvoir tuer sa mère
Si son Imam le dit
Et l’esclavage ? Oh oui Oh oui !
Et l’terrorisme ? Oh oui, Oh oui !
Et moi j’en jouis !
La ta ca ta ca tac tac tique du Jihad
C’est d’être constamment
à cheval sur « son » coran.

Caillou, le 11 janvier 2015

(Merci à Bourvil)

Les euphémismes mous.

Une chanson, avec « la teigne », jouée en samba…

Les euphémismes mous c’est la langue bâtarde
Car les mots sont des armes qui servent aux vainqueurs
C’est la démocratie des mots c’est le pouvoir
De tous les mots anciens il n’est plus rien resté

J’entends prolétariat devenu salarié
L’ouvrier disparaît vive le personnel
le collaborateur ou même l’employé
n’est pas celui qui fait mais celui qui reçoit.

J’entends le balayeur technicien de surface
La caissière fait hôtesse, le flic gardien d’la paix
Et patron c’est un mot qui ne fait plus très classe
Devenu entrepreneur, il nous fera rêver.

L’aveugle est malvoyant, le sourd mal entendant
Le handicap une chance pour être différent
Et ne plus dire arabe ou noir mais issu de
Ce mot énigmatique qu’est la diversité

Le vieux c’est troisième âge, plus vieux c’est quatrième
Après il n’a plus rien et la mort s’accompagne
Et des soins palliatifs nous voilà rassurés

J’entends licenciement en restructurations
Plan social, pôle emploi… Le chômeur disparaît
Dans un parcours d’accès à l’emploi désiré
Le clochard n’est plus là devenu SDF

L’usine n’existe plus c’est un établissement
J’entends mouvement social pour des occupations
La grève a ses otages, les grévistes fainéants
La bourse a des valeurs, on ne dit pas pognon !

J’entends l’argent devenu les valeurs capitales
La culture qui se vend comme une consommation
La santé qui se gère comme une belle entreprise
Trop de charges, trop d’impôts, laissez nous respirer

Caillou, 20 février 2013

On peut lire à ce sujet: LQR la propagande au quotidien
d’Éric Hazan publié en 2006 chez Raisons d’agir

La multinationale.

Un pastiche de l’Internationale…
chant révolutionnaire d’Eugène Pottier et de Pierre Degeyter

La multinationale

Debout, nous sommes les actionnaires
Debout, c’est nous qui engraissons
La bourse qui tonne en sa soupière
Sainte église ! Notre religion
Du travail faisons table rase
Seul l’argent est signe du bonheur
Maintenir le sud en esclavage
Tenir le nord en consommateurs.

  • Refrain :
    C’est un monde idéal
    Sans frontières et sans loi
    La multinationale
    A remplacé les rois
    C’est un monde idéal
    Sans frontières et sans loi
    La multinationale
    A remplacé les rois

Nous pillons toutes les richesses
Nos brevets volent le vivant
Sous l’soleil la terre devient détresse
Mais nous aurons nos taux de rendement
Peu importe si les gens veulent croire
Qu’ils sont en démocratie
Quand nos banquiers ont le pouvoir
L’état leur sert d’alibi

  • Refrain

Et quand un pays a la rage
Nos agences de notation
Le ruinent, l’enferment dans une cage
Et cela fait peur aux couillons
Tant que nous grossirons encore
L’empire sera notre futur
Après nous ce sera la mort
De cette planète sépulture

Caillou, 5 février 2011
(Avec les 6 mots de Gaby, merci pour elle!)

D’où vient ce son étrange et fort

D’où vient ce son étrange et fort
D’où vient ce son, encore, encore

D’où vient ce son étrange et fort
D’où vient ce son, encore, encore
Je l’entends rouler  sur la plaine
Où les armées sont rassemblées
Rien n’étouffera les cris de haine
De ceux qui ne veulent plus rêver.
D’où vient ce son étrange et fort
D’où vient ce son, encore, encore

Il ne faut pas changer de mesure
Il ne faut monter ni descendre
Rester la tête sous la cendre
Il faut rester là dans l’allure
Et même si cela nous chante
Ne pas céder aux tentations
et camper sur nos positions
Il ne faut monter ni descendre

D’où vient ce son étrange et pur
D’où vient ce son étrange et fort
D’où vient ce son qui crève les murs
Est-ce la colère qui nous mord
On ajoutera des musiques
des sons de basse électronique
peut-être même des grelots
ou des filles qui viendront là-haut

Quand les salariés se suicident
pour échapper à la terreur
Quand ils se jettent dans le vide
se frappent au couteau dans le cœur
se droguent, se saoulent, et deviennent dingues
Sur le silence des décideurs
On veut ce son étrange et fort
On veut crier, encore, encore.

Quand les sociétés anonymes
ayant mangé les subventions
Déménagent toutes les usines
et prennent l’ouvrier pour un con
Alors pour les acteurs du monde
Qui se retrouvent sur le tas
On veut ce son étrange et fort
On veut crier, encore, encore.

J’étais sur la route 66
dans ma Chevrolet vert et bleu
roulant au bord du précipice
je suis arrivé à l’an deux
j’avais laissé les cris de haine
tous les morceaux de la colère
là-bas au loin le vent se lève
je suis arrivé à l’an deux

L’an deux de la révolution
Quand on a détruit le vieux monde
Rien ne s’oppose aux créations
Des futurs riants du bonheur
L’an deux de la révolution
Comme c’est le seul avenir possible
Avec ce son étrange et fort
Nous chanterons, encore, encore.

Mais on ne changera pas de mesure
on ne s’arrêtera pas aux murs
on restera là dans le pur

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La rafle

La rafle

Je tiens le mur, pas loin d’ici
Nous sommes nombreux dans ce pays
J’n’ai pas d’boulot, j’n’ai pas d’argent
et je regarde passer les gens

Le matin maman m’fous dehors
une fois qu’les petits sont partis
Elle fait l’ménage, alors je sors
J’n’ai rien à faire et j’m’ennuie

Le mur est l’abri d’la pluie.
J’ai mes copains, on joue, on rit
face à l’école de mon quartier
On reste là toute la journée

C’matin à l’entrée du ghetto
venu se poster là très tôt
y’avait trois cars de CRS
Le copain m’a dit : Pour qui est-ce ?

Et sur la grille de l’école
était accrochée une banderole :
Ne touchez pas à nos enfants
Et des parents étaient devant

Il n’y a pas eu de sommation
Et sans la moindre hésitation
les flics ont chargés dans la foule
Et leur chef avait bien les boules

Il a désigné l’enseignant
qu’ils ont saisi en le tenant
mains dans le dos et par le cou
Et les enfants hurlaient partout

Ils étaient venus pour chercher
les 2 enfants d’un sans-papier
qui habite juste en bas d’chez moi
Une famille qui n’a pas de droit

Qui vient d’un pays très lointain
et où les gens crèvent de faim
tandis qu‘on envoie du pognon
à tous leurs dirigeants bidon

Les parents se sont allongés
tenant les 2 enfants serrés
Ils criaient pas en notre nom !
Ils sont sous notre protection !

Comment sortir de ce merdier
se demandaient les policiers
Maintenant qu’il y des journalistes
pour sortir il nous faut l’Ministre

Tandis qu’ils le t’nait par les cheveux
Le maître a crié : Heurtefeux !
ministre de l’immigration
tu n’as de français que le nom

Ton gouvernement de Pétain
rafle les enfants clandestins
comme il raflait pour le Vel’d’hiv
les français de religion juive

Mais moi je n’y comprenais rien
J’ai peur des flics ça c’est certain
C’est sur que c’est eux les plus fort
Alors jtiens l’mur et je fais l’mort

Caillou 9 septembre 2007

L’unique et sa propriété

Je ne suis qu’une brindille
petit bout d’espace et de temps
qui virevolte et qui sautille
bousculée par tous les vents
Et pourtant je suis unique
dans ma peau il n’y a que moi
je ne joue pas dans la clique
des nations qui font les lois
Vive le Je, vive le Moi
Je n’ai qu’une vie c’est la mienne
Je suis le chef de mes choix
de mes amours et de mes haines

Si je suis seul, toi aussi
c’est notre lot, c’est notre loi
mais on peut le vivre ainsi
sans avoir peur, sans avoir froid
Si tu sens le monde entier
d’ouvertures et de possibles
dans cet élément que tu es
chante alors cet indicible
Vive le Je, vive le Moi
Je n’ai qu’une vie c’est la mienne
Je suis le chef de mes choix

de mes amours et de mes haines

Je voudrais que l’on s’unisse
cela nous rendra plus fort
sans se perdre dans les délices
de la fusion et de la mort
Nous ne sommes pas des masses
mais des éléments conscients
contre les partis et leurs traces
nous chantons allègrement
Vive le Je, vive le Moi
Je n’ai qu’une vie c’est la mienne
Je suis le chef de mes choix

de mes amours et de mes haines

Caillou. 2007

stirner.jpg

Modeste hommage à Max Stirner, philosophe allemand 1806-1856.

C’est une chanson du nouveau CD du groupe « la Teigne », que nous venons de terminer, et qui va bientôt être à la vente. Pour plus d’informations aller voir sur:
http://teigne.musicblog.fr

Sur la route de Détroit

De l’aut côté d’la route y’avait les bureaux d’la compta
Sam, le chef d’atelier t’a gueulé : allez l’négro, tu y vas
par dessus l’bruit des machines et des camions sur la route de Détroit

T’as pris ta vieille casquette, tu t’es retourné vers moi
et avec un p’tit sourire tu m’as dit : à la prochaine fois
par dessus l’bruit des machines et des camions sur la route de Détroit

Le premier qui t’a fauché t’a traîné jusqu’au petit bois
Les suivants t’ont écrasé, ils ne te voyaient même pas
J’ai vu qu’il y avait ton sang tout le long de la route de Détroit

Avec un livreur qui partait vers le nord, je m’suis tiré de ce sinistre endroit
Dans sa radio un vieux blues de Mayall me parlait même un peu de toi
Y m’disait que partout où j’irais j’t’emmènerais aussi avec moi.

(Sur le blues : The Death of J.B. Lenoir, de John Mayall)
Caillou. 2005

Y’a pas de mots pour ça !

Y’a l’État
l’état des lieux
les gens et leur misère.
Il y a les rois
il y a les gueux
qui consomment et se terrent.
mais qu’est-ce qu’on peut y faire ?
Y’aaaaa pas de mots pour ça.

Qu’est-ce que je crois ?
Qu’est-ce que je veux ?
Et dans quel état j’erre…
Qu’est-ce que je vois ?
qu’est-ce que j’y peux ?
Si tout ça m’désespère
Et puis à quoi ça sert ?
Y’aaaaa pas de mots pour ça.

Les mots sont froids
Les mots sont creux
On les tord, on les serre…
Ils sont sans voix
qu’est-ce que j’y peux ?
S’ils ne me servent guère
Je ne peux que me taire.
Y’aaaaa pas de mots pour ça.

Et du coup la suite est chantée en « yaourt »

Caillou, 1998 ou 99…

C’est une chanson de la Teigne avant qu’elle n’existe sous ce nom! Les paroles sont de ma pomme, par contre la mélodie vient d’une méthode d’apprentissage du saxo, qui n’en indiquait pas l’auteur. Je suis preneur de toute information sur cette musique: « Kenny il make it ». D’avance merci