Merlinette!

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C’est sur une photographie prise pendant le débarquement en 1944 sur une plage de Provence… un peu ridicules avec le casque de travers et ces énormes sacs à dos, les musettes, les pantalons trop larges… qu’apparaissent les premières femmes dans l’Armée Française. Et tu en étais.
Madeleine, Merlinette! C’était ta fierté mais tu n’en parlais pas, très peu. Juste l’œil un peu brillant, en 64, pour le vingtième anniversaire de la libération de Paris. J’ai retrouvé tes insignes, ton carnet de chants, quelques lettres, des photos, des cartes postales. J’ai reconstitué un peu de cette histoire oubliée : La France libérée par une armée d’arabes, de noirs, de métèques, de pieds-noirs, et… de femmes !

L’Armée d’Afrique ?
Si vous savez déjà tout sur l’Armée
d’Afrique, le C.E.F.I, la Première Armée Française, puis Rhin et Danube… vous pouvez sauter l’article suivant, en rouge, et passer tout de suite à l’article sur les Merlinettes, en vert.

Extraits d’un article de BENJAMIN STORA :
Les oubliés de la Libération
(http://www.cndp.fr/revueTDC/692-40665.htm)Le débarquement en Afrique du Nord
Le 8 novembre 1942, les forces alliées, britanniques et américaines, débarquent en Afrique du Nord (opération Torch). Ce débarquement et l’occupation des grandes villes du Maroc et de l’Algérie créent un véritable choc chez les officiers français favorables à Vichy. Les batailles de Midway, dans le Pacifique, et d’El-Alamein, en Égypte, ont été gagnées par les Alliés, Stalingrad apparaît comme une défaite catastrophique pour les Allemands, tandis qu’en France la zone libre est occupée et que la flotte se saborde à Toulon. L’époque de Vichy est révolue : l’armée d’Afrique doit maintenant redevenir « l’épée de la France », pour reprendre une expression chère au général de Gaulle, capable, le moment venu, de libérer le sol de la patrie et de lui assurer une place dans les conseils alliés.À partir de novembre 1942, la bataille de Tunisie engage contre l’Axe l’ensemble des troupes d’outre-mer réunifiées. C’est l’armée d’Afrique qui supporte le poids des premières opérations. Fournissant l’essentiel de l’infanterie, mais disposant d’un matériel encore insuffisant, elle subit de très lourdes pertes : de novembre 1942 à mai 1943, pour un effectif de 80 000 hommes, 5 187 tués (dont 3 458 Nord-Africains) et 7 343 blessés (dont 4 900 Nord-Africains). Venant d’Égypte et du Tchad, les FFL, qui comptent environ 20 000 hommes intégrés à la 8e armée britannique, opèrent la jonction dans le Sud tunisien, le 18 mars 1943.

Malgré ces six mois de combat commun, une certaine animosité demeure, comme en témoignent les cérémonies du 20 mai à Tunis, où le 19e corps d’armée d’Alger et les FFL défilent séparément. Mais les rancunes iront décroissant, sous le feu des combats communs et après la création, au début de juin 1943, du Comité français de la libération nationale (CFLN), placé sous la coprésidence de de Gaulle et de Giraud. Un effort très important est alors exigé des populations d’Afrique du Nord. Pour compléter les effectifs des corps de troupe, vingt classes (1924-1944) sont mobilisées.

La libération de la Corse et la campagne d’Italie

Après la victoire en Tunisie, les « Africains » sont lancés dans les débarquements en Sicile et en Corse, puis dans la rude campagne d’Italie.

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Si seul le 4e tabor marocain participe aux opérations de Sicile, la libération du département de la Corse (opération Vésuve) fait intervenir des moyens un peu plus importants : le 11 septembre, débarque à Ajaccio un bataillon de choc, suivi par 6 000 hommes de troupes de montagne marocains. C’est au cours de ces opérations que s’établissent les premiers contacts entre l’armée de libération et les maquis de France.

Le corps expéditionnaire français (CEF) en Italie est placé sous la direction du général Juin. Outre la 1re DMI (division motorisée d’infanterie, ex-1re division des Forces libres), il comprend trois divisions : la 2e DIM (division d’infanterie marocaine), la 3e DIA (division d’infanterie algérienne) et la 4e DMN (division marocaine de montagne). A priori, le CEF ne doit tenir qu’un rôle effacé : il est intégré à la 5e armée américaine du général Mark Clark, dont l’intention est de n’utiliser les troupes françaises que comme forces supplétives, disséminées parmi les unités américaines. Il en ira finalement tout autrement. Sans entrer dans le détail des opérations, il faut souligner le rôle capital de ces divisions. En effet, en janvier 1944, les Alliés anglo-américains piétinent devant la ligne de défense allemande ancrée sur le massif des Abruzzes (ligne Gustav). Or les divisions du CEF sont parfaitement rompues à la guerre de montagne, elles vont pouvoir lancer, du 1er au 16 mai, une attaque décisive. Ainsi la 4e DMM possède la même puissance de feu que les autres divisions, mais elle est dotée d’un train muletier de 6 400 bêtes et de sections d’enchaîneurs muletiers. Ces éléments lui permettront de passer là où les jeeps elles-mêmes sont arrêtées, de franchir des obstacles considérés comme inviolables. De piton en piton, du Petrella (1 535 m) au Revolle (1 285 m), du nid d’aigle de Campodimelo à Lenola, elle ouvre le chemin de Rome. Regroupée avant son départ pour la France, la division laisse 74 officiers et 1 538 sous-officiers et soldats dans les cimetières de la péninsule.

Les pertes globales des « Africains » en Corse et en Italie sont de 6 255 tués, dont 4 000 Nord-Africains et de 23 000 blessés, dont 15 600 Nord-Africains.

Le débarquement de Provence

À la veille du débarquement de Provence d’août 1944, l’effectif global de l’ensemble de l’armée de terre française (FFI non compris), est de quelque 550 000 hommes. On y trouve réunis les contingents de la France libre (50 000), les évadés de France via l’Espagne (15 000), les enrôlés de la Corse libérée (13 000), les contingents de l’Afrique noire (80 000), et enfin plus de 400 000 hommes originaires de Tunisie, d’Algérie et du Maroc. Pour être plus précis en ce qui concerne l’Afrique du Nord, au 1er novembre 1944, on décompte, en reprenant la terminologie de l’époque, 176 000 « Français » sous les drapeaux, et 233 000 « musulmans ». Une majorité de ces hommes est issue de la conscription : appelés et rappelés forment 72 % du total des Français recrutés et 54 % des Maghrébins.

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Le 16 août 1944, les troupes coloniales débarquent sur la plage de Cavalaire ; elles y retrouvent les soldats de l’armée d’Afrique, dont une partie a été ramenée directement d’Italie. Sous le commandement du général de Lattre de Tassigny, ces soldats qui, avec les Alliés, s’emparent des plages de Provence pour ouvrir un deuxième front, après celui de Normandie, vont jouer un rôle essentiel, en bousculant la défense allemande à Hyères, dans l’île de Porquerolles, la presqu’île de Giens, à Solliès-Pont, et devant Toulon, puis devant Marseille. Ainsi, la 3e DIA (division d’infanterie algérienne), avec à sa tête le général de Monsabert, entre la première dans Toulon, se précipite sur les avancées de Marseille, y pénètre en plein chaos : la « montée » de Notre-Dame-de-la-Garde lui livrera la ville, le 29 août.

Les soldats de « la plus grande France »

Les soldats en provenance d’Afrique ont ainsi fait preuve de courage, d’ardeur et de discipline dans les combats pour la libération de la France.

Cultivateurs de Casamance, fellahs du Rif ou des Aurès, jeunes Tunisiens, Malgaches, Tchadiens, Togolais, montagnards ou gens de la plaine se sont trouvés arrachés à leurs champs et jetés dans la fournaise. En un sens, c’est la vieille tradition de l’armée d’Afrique, forgée au XIXe siècle par les conquêtes coloniales, qui se perpétue. Solidement encadrée par des officiers français, l’armée était aussi l’occasion pour le colonisé de sortir de son milieu social, de découvrir d’autres horizons, de s’émanciper de sa condition d’indigène, de prouver sa valeur guerrière. Mais à ces facteurs hérités du passé sont venus s’ajouter d’autres motivations.

La Seconde Guerre mondiale a remis en cause l’équilibre politique et économique existant entre les puissances coloniales et leurs possessions d’outre-mer. La propagande des courants nationalistes se propage. Vaincue en 1940, la France a montré sa fragilité aux yeux de ses colonisés. Pour ceux-là, libérer la France, c’est lui demander de tenir compte de leur spécificité, voire préparer leur propre émancipation. Les mots d’ordre de lutte contre le fascisme, contre le nazisme, ont de profondes résonances dans les motivations des soldats de l’armée d’Afrique et de l’armée coloniale. L’Empire traditionnel français est menacé. Au risque de disparaître, il doit se renouveler. Là est le sens de la conférence de Brazzaville (30 janvier-8 février 1944), où, pour la première fois, il sera question d’« émancipation ». Malgré de fortes réticences, une volonté de changement s’affirme. Tous ces éléments, conjugués, donnent aux « soldats de la grande France » un moral élevé.

La France libérée

Après la libération de Marseille, une fraction des troupes françaises s’engage à l’ouest, vers le Languedoc, tandis que la plus grande partie remonte la vallée du Rhône avec sur son flanc droit les divisions US, fonce sur Arles, Avignon, s’empare des ponts pour libérer les maquis de l’Ardèche, et, enfin, atteint Lyon, libéré le 3 septembre 1944.

Le 12 du même mois, à Nord-sur-Seine, un village entre Châtillon et Dijon, la jonction est réalisée avec la 2e DB débarquée en Normandie. Entre-temps, Paris a été libéré, avec la capitulation de la garnison allemande, le 25 août. Un régiment de marche des Nord-Africains de Paris, composé d’anciens prisonniers – il compte même dans ses rangs un Égyptien et un Syrien ! – détenus à Versailles depuis le début de la guerre et libérés par les résistants, participe à la libération de la capitale.

L’ennemi s’étant ressaisi, la progression se ralentit. Le commandement allié met en place un dispositif qui entraîne un étirement des troupes françaises, des Vosges à la Franche-Comté. Le 14 novembre, de Lattre entreprend de s’emparer de Belfort, ce qui ne sera fait que le 28, tandis qu’au nord, le 2e DB, commandée par Leclerc, libère Strasbourg le 23 novembre.

L’armée d’Afrique, qui supporte une grande part des combats, est exténuée. La relève ne porte que sur les contingents d’Afrique noire (environ 20 000 hommes) réputés, depuis la Première Guerre mondiale, ne pouvoir supporter la rigueur des hivers européens. On épiloguera longtemps sur les raisons qui amènent au désengagement des troupes d’Afrique noire, à la veille de l’hiver 1944-1945. Il y aura, chez ces soldats retirés du front, une grande déconvenue, aggravée par les difficultés administratives qu’ils rencontreront pour faire reconnaître leurs droits une fois revenus dans leur pays.

Privée de relève, épuisée, l’armée d’Afrique affronte la résistance acharnée des troupes allemandes dans les Vosges et dans la plaine d’Alsace, puis une double contre-offensive ennemie dans les Ardennes et depuis le Palatinat, en direction de l’Alsace du Nord.

Selon de Lattre, à la mi-décembre 1944, les pertes (morts, blessés, malades et disparus) s’élèvent à 30 % chez les tabors marocains et à la 4e DMM, à 50 % à la 2e DMM et 9e DIC, et atteignent même 109 % à la 3e DIA (ce dernier pourcentage s’explique par le fait que tous les hommes de la division ont été au moins une fois blessés ou malades entre août et décembre 1944). Pourtant, ces troupes d’Afrique trouvent la force de résister à la contre-offensive allemande, puis de participer au passage du Rhin. Le 20 janvier 1945, le 1er corps d’armée repart à l’attaque entre Thann et Mulhouse, avec deux divisions marocaines, la division coloniale et la 1re DB dans des conditions atmosphériques épouvantables (tempêtes de neige, verglas, thermomètre descendant jusqu’à – 30°). Des combats acharnés se déroulent dans la neige, au milieu des champs de mines, face à des contre-attaques allemandes appuyées par des chars lourds. L’ardeur et l’opiniâtreté des troupes d’Afrique finissent par l’emporter.

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Le 4 février, la 4e DMM tend la main à la 12e division américaine venant de Colmar. Tandis que le 2e corps d’armée « monte la garde sur le Rhin » 1, le 1er corps d’armée court au Danube, qu’il atteint le 21 avril, dans la région de Tuttlingen. Le 6 mai, la 2e DIM est à la sortie du tunnel de l’Arlberg. C’est la fin de la guerre. Le 8 mai 1945, de Lattre appose à Berlin le paraphe d’un Français au bas de l’acte de reddition des armées hitlériennes vaincues.

Extraits du témoignage de Paulette Vuillaume sur
La formation des “Merlinettes”
http://www.milifemmes.org/Articles/merlinettes.htm

Lors du débarquement du 8 novembre 1942, les effectifs français sont limités. Il devient nécessaire d’envisager l’incorporation de femmes volontaires dans les services auxiliaires de l’armée.
De grandes affiches vont être placardées dans les rues du Maroc et de l’Algérie, puis à Tunis après la libération de l’occupation allemande. Ces affiches représentaient une jeune fille blonde et une jeune fille brune, militaire, avec la légende : “Jeunes filles, engagez-vous, votre place dans les bureaux permettra à un homme de prendre les armes pour reformer notre armée”.

 

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L’afflux de ces volontaires fut considérable. Triées et choisies avec le plus grand soin, aussi bien pour leurs compétences que pour leurs qualités morales, les femmes du corps expéditionnaire français, depuis le premier jour jusqu’à la fin de la campagne d’Italie ont fait preuve d’une tenue magnifique. Poussées par la même flamme que les hommes, par le même idéal patriotique, augmenté d’être en terre étrangère, loin de la France occupée, ces Françaises se sont engagées volontaires pour la durée de la guerre. Certaines n’avaient pas 18 ans mais la classe 45 était la première admise au recrutement. Nous allions vivre confondues dans le meilleur esprit de camaraderie, appartenant à toutes les classes de la société, jeunes filles du peuple ou portant les plus grands noms de l’armorial. Officiers et soldats du C.E.F., moqueurs et sceptiques au début de la campagne, se sont bientôt inclinés avec respect devant ces camarades “au féminin”. Rien ne nous obligeait à quitter notre famille. Nous aurions pu rester tranquillement à regarder de loin les événements se dérouler. Les combattants hommes mobilisés en Afrique et rejoints par tous ceux qui avaient répondu à l’appel du général de Gaulle feraient leur devoir. Mais voilà, pour la première fois dans l’histoire, la patrie faisait appel à ses filles. Pouvait-on rester insensible ? La Lorraine que j’étais ne pouvait répondre que “présente”.
En accord avec le général de Gaulle, le général Merlin avait créé à Alger, dès février 1943, le corps féminin des transmissions. Le surnom de “Merlinettes” était lancé. Ces jeunes filles, engagées volontaires pour la durée de la guerre, allaient faire partie du corps expéditionnaire français en Italie en qualité de simples soldats. Les jeunes femmes déjà incorporées, qui venaient du Maroc ou d’Algérie, après une visite médicale très sérieuse et des testes d’aptitude préalables à la formation d’opératrices des transmissions, faisaient leur instruction à Hydra (Alger). …/…

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Le rassemblement sous les tentes installées à Hydra, sur les hauteurs d’Alger, nous fit découvrir cet amalgame de tous les services du C.E.F. réunis dans un même esprit, un même idéal. Nous n’allions pas être les combattantes de première ligne, mais nous porterions sur notre cœur le même insigne en cuivre, le coq gaulois qui se dressait sur ses ergots. Nous allions représenter un seul et unique soldat, le soldat de l’Armée Française d’Italie de 1944.

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A Hydra, l’entraînement physique sera intensif. Ayant échangé nos tenues françaises pour le paquetage G.I. américain, nos treillis d’hommes nous donnent l’allure de jeunes conscrits, d’autant plus qu’il nous a fallu passer chez le coiffeur pour une coupe obligatoire “à la garçonne”. Celles qui avaient de longues tresses durent les sacrifier.
Une inspection du général Merlin est annoncée… Les femmes officiers l’accompagnent. Elles ont fait l’école des cadres d’Hydra, elles ont plus de 21 ans. Leur gentillesse permettra des rapports bienveillants à notre égard, comme des sœurs aînées. Ce jour là nous apprendrons notre départ imminent pour Oran, afin de rejoindre l’Italie. Nous embarquerons sur un transport de troupes anglais. Dorénavant, nous appartenons à la compagnie 807 des transmissions du C.E.F.I.
Après la campagne d’Italie, ce fut l’épopée de la Première Armée Française et le général d’armée Jean de Lattre de Tassigny pouvait écrire :
“Les volontaires féminines de la Première Armée, quelle que fût leur tâche, obscure ou exaltante, ont fait preuve d’un dévouement souriant, d’un zèle sans défaillance, certaines d’un héroïsme magnifique. Elles peuvent être fières de la part qu’elles ont prise à notre victoire. Que demain sous l’uniforme encore ou de retour dans leurs foyers elles restent intimement fidèles à l’esprit de l’armée “Rhin et Danube”. Ainsi continueront-elles à bien servir la France”.

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Ton journal de jeune fille se termine par cette phrase:
Puis je m’engageais dans les Transmissions de la Première
Armée Française que je suivis dans les campagnes d’Italie,
de France et d’Allemagne et je n’eus plus le temps d’écrire
parce que j’avais à peine celui de vivre…

 

 

Incorporée le 23 février 1943, au vu des cartes postales et de quelques photos, je crois que tu es passée par Naples, Rome, dans la compagnie 808, dont la devise était “Écoute et tais-toi”…
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puis Tarente, où les forces françaises se regroupent pour débarquer en France, en Août 1944. Tu as remonté la vallée du Rhone, Besançon, Colmar, et, au printemps 45, tu es entrée en Allemagne, où tu as été démobilisée à Lindau, sur les bords du lac de Constance, le 15 octobre 1945.
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Dans le prochain article je placerais des poèmes, des chansons, quelques extraits de tes lettres, des photos.

Caillou 2007

11 réflexions au sujet de « Merlinette! »

  1. c’est bien, marc,
    cette contribution à l’histoire de nos mères est tout à fait intéressante
    et on sent de l’affection derrière
    merci
    fg

  2. Bonjour,

    Ma grand-mère faisait partie de ces merlinettes …

    Je vais déjà lui faire lire ce post, elle sera ravie !

    Olivier

  3. Je suis un ancien du 7è RCA, tank destroyer M10,
    j’ai bien connu toutes ces filles qui ont eu une part glorieuse dans le corps expeditionnaire en Italie.
    Chez nous, les ambulancières qu’on appelait les
    “chaufferettes” ont joué un grand rôle au cours des
    combats en Italie, en France et en Allemagne.
    Gloire à toutes ces filles!. N’est-ce pas Madame le Lieutenant Colette Planes ? Chef ambulancière au 7è.

    MDL Ambrosino

  4. J’ai trouvé ce témoignage très émouvant. On imagine mal de nos jours le courage de ces dames qui pour s’engager ont du remettre en question leur éducation. J’ai connu de ces vieilles dames très dignes et très discrètes dans la foule des machins officiels. Elles arboraient des décorations qui témoignaient pour elles.

  5. Merci de les faire sortir de l’ombre. Ma tante Joséphine Auguglioro, caporal-chef, était de celles là, et je pense qu’elle aurait été heureuse de retrouver ses camarades.
    Témoignage émouvant. Bravo!

  6. Bonjour,
    *Ma mère,dont c’est l’aniversaire aujourd’hui (85 ans) a fait partie de ces “Merlinettes”. Engagée à 17 ans et demi, elle a fait la Campagne d’Italie et est remontée jusqu’en Allemagne.
    Lire votre article m’a émue au larmes. Je suis si fière d’elle ! Bravo Maman !!

  7. Beaucoup d’émotion.

    Maman est assise à mes côtés. Elle est venue pour les fêtes. A chaque fois que nous nous voyons elle me parle de cette époque, de ses souvenirs de guerre. Elle lit votre second texte “Merlinette! 2” qui parle de son amie Mady, que je viens de trouver et de lui imprimer. Les larmes lui sont montées aux yeux en voyant la photo de cette jeune fille sage, “c’est bien elle! C’est mon amie Mady”…

    Elle m’a parlé de votre maman, elle m’avait parlé de ce jeune homme mort en moto, dont je viens de découvrir la photo, si belle, de l’aumonier aussi, et d’autres …

    Maman est sur cette photo de groupe, de profil à gauche avec tout son harnachement, on la surnommait à l’époque “Toutoune”. Sous-lieutenant Ollagnié, elle avait participé à Hydra à l’entrainement physique de ces jeunes filles engagées volontaires. Elle est aussi présente sur la photo de groupe (Merlinette! 2) prise à Lindau au bord du lac de Constance. Elle est assise dans l’herbe avec le chemisier blanc, au premier rang à droite, … mon père “Romulus” (cf “Une gaudriole… ” dans Merlinette 2) est également sur cette photo que je ne connaissais pas.

    Maman me dit, que votre maman et elle ont été huit mois ensemble…

    Merci à vous Caillou(tendre) de témoigner pour elles toutes, si courageuses. Je vais lire avec attention et beaucoup d’émotion votre blog que j’ai découvert ces jours ci. Et retrouver d’autres souvenirs de mes parents.

    1. Dommage de ne pas avoir connu ce blog plutôt.
      Ma maman s’appelait Antoinette IBANEZ, engagée à Oran le 1er septembre 1943. elle était avec Paulette VUILLAUME , Aimée TESTARD… , et faisait partie de la Section PONS .
      elle n’était ni officier ni sous – officier à l’époque.
      elle était tout le temps avec Marie-Rose et tout le monde les surnommait Tante Brigitte et son Papillon.
      elle a défilé le 14 juillet 1944 à Sienne.
      et s’est réengagée et a pris sa retraite en 1960 tout juste après ma naissance.
      je suis toujours émue de lire les récits partagés de ses compagnes de cette époque et aussi de celle de mon père ancien enfant de troupe et militaire aussi.

      j’ai partagé les retrouvailles de maman et de ces camarades de la 807 et 806 lors du cinquantenaire à Epinal.

  8. Bonjour, superbe article. Vraiment une petite lumière sur d’encore obscures faits auxquels les femmes ont prit place.
    J’aimerais prendre contact avec vous directement, pour en savoir un peu plus si vous le permettez.
    Cordialement,
    Sandra.

  9. bonjour

    je suis actuellement l’administrateur par intérim du musée des transmissions à Cesson-Sévigné et ceci jusqu’à l’été 2017.

    savez-vous que les souvenirs de Madeleine Safra (photos, insignes, carnet de chant) ont fait l’objet d’un don à priori de la part de son fils et sont en notre possession

    dans l’attente de votre prochaine réponse, bien cordialement

    A-S

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