Prostitution: l’aveu de la police toulousaine.

Lu dans le journal “la Dépêche de Toulouse” le 31 octobre 2021:
Sous le titre Toulouse : l’impossible bataille contre la prostitution
On trouve 2 pages avec des témoignages des riverains et des plans des rues interdites par un arrêté municipal qui date de plusieurs années. La prostitution est interdite dans certaines rues. Mais cette interdiction municipale vise en premier lieu les victimes et pas vraiment les clients. Ce qui est clairement dit dans l’interview du policier municipal.

Alors que la loi depuis 2016, implique les clients:

” Les prostitué(e)s ne seront plus rendus responsables de racolage (racolage passif délit introduit en 2013), dans les faits, c’est le client qui devient délinquant, d’où l’introduction d’une pénalisation des clients dans la loi.”

La police toulousaine,
avec un arrêté municipal contradictoire,
avoue tranquillement
qu’elle préfère s’en prendre aux prostituées
qu’aux clients.

« Les verbalisations sont un moyen de dissuasion”
Police Municipale
Agent
Comment se passent les patrouilles?
Dès que nous patrouillons et que nous sommes confrontés à une prostituée nous verbalisons systématiquement cela fait partie des missions qui nous ont été confiées. Nous dressons cette amende forfaitaire de 38 euros dans les zones où les arrêtés antiprostitution sont en vigueur.
Les contraventions dans les secteurs concernés par les arrêtés sont-elles dissuasives ?
Ces verbalisations et notre présence très fréquente permettent de dissuader surtout les clients. Toutes les nuits nous sommes en patrouille forcément cela doit avoir un impact sur la présence ou non des clients. Il faut savoir que si nous apercevons quelqu’un en train de solliciter des prestations sexuelles nous pouvons le verbaliser à hauteur de 1 500 euros et lui délivrer une convocation devant le tribunal. Cela a de quoi dissuader les personnes. Il est clair par contre que les travailleuses du sexe, amende ou pas, elles sont toujours là. Lors de nos patrouilles, nous voyons toujours les mêmes personnes aux mêmes endroits, aux mêmes heures du jour et de la nuit. Alors parfois quand on les verbalise, elles vont se déplacer d’une rue et vont faire leurs passes un peu plus loin mais au bout du compte elles restent toujours dans la même zone. C’est-à-dire là où il y a du passage et donc des clients notamment avenue des Etats-Unis, sur les boulevards dans le quartier de la gare et des Minimes. Certains coins restent, et depuis des années, des lieux privilégiés de la prostitution.
Depuis l’entrée en vigueur de ces mesures antiprostitution, la situation a-t-elle évolué ?
C’est différent d’il y a quelques années. Sur le boulevard de Suisse, par exemple, nous avons constaté l’impact. Ce secteur n’est plus concerné par la présence de prostituées. Par contre, on voit clairement des lieux où les choses ne bougent pas. Cela peut arriver en une soirée qu’on verbalise trois fois les mêmes mais elles continuent de venir. À part la verbalisation, nous n’avons pas d’autres moyens d’action.

 

Il y a donc à la fois un constat qu’on ne peut rien faire et une affirmation que ce sont les victimes des réseaux qui doivent payer. Pas les maquereaux ! Pas les clients ! Les esclaves .

Caillou, le 5 novembre 2021

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