Histoire d’eau le 10 octobre 2026

Le 10 octobre 2026, invité par le Forum de l’eau, nous avons chanté,
dans la Bourse du travail de Toulouse,
avec la chorale le nez dans le ruisseau,
une chanson détournée: Histoire d’eau.
Il s’agit de la chanson le Dieu Dollar de Gilles et Julien  qui date de 1932, choisie par Michel et les ami·es d’Eau secours,
dont j’ai modifié les paroles avec eux.

La prise de son, faite avec un dictaphone n’est pas très bonne
mais c’est, pour moi, un très beau souvenir.

De l’autre côté du robinet
Elle ne coule plus comme elle devrait
Elle sent de plus en plus mauvais
Mon eau
Elle fait rêver les milliardaires
Pour qui c’est une bonne affaire
faire de l’argent qui désaltère
Mon eau
Et par les multinationales
Ils s’emparent du monde global
de tout ce qui nous est vital
et l’eau,
la santé, l’air, la terre qui meurt
les biens communs sont des valeurs
Cotées en bourse pour les voleurs
de l’eau

Mais sous un ciel de cendre
Vous verrez un soir
L’eau se fera attendre
Nous ne pourrons plus boire
Et devant ces profits
immenses et dérisoires,
la soif tuera la vie
Il n’y aura plus d’espoir.

Le réchauff’ment de la planète
Ne peux pas les mettre à la diète
Il excite même les pique-assiettes
Pour l’eau
Véolia se bat contre Suez
pour piquer des contrats balèses
dans les mairies un peu trop niaises
Pour l’Eau
L’eau devient rare, c’est la rapine
l’agrobusiness fait des bassines
Protégée par des carabines
Salots !
De ces cogneurs militaristes
Contre les écoterroristes
Préservant l’eau qui est à tous
Notre eau

Mais dans la ville ardente
L’eau rafraichit l’ordinateur
Cette figure démente
qu’ils nomment les datacenters
Pas besoin de réclame
les données dans nos téléphones
gagnent bien toutes les âmes
et deviennent autonomes

Autos, télés, radios, machines,
l’énergie nous vient des turbines
du nucléaire qu’ on rafraichit
À l’eau
Le matin sur les autoroutes,
on gagne bien quelques burn-out
pour aller bosser dans la soute
Allo ?
On y produit des détergents
des métaux lourds et des polluants
que l’on retrouve immédiatement
Dans l’eau
La vie qui tourne comme une roue
Vous éclabousse et vous secoue
Elle aime vous rouler dans la boue
sans eau

À moins qu’on n’s’organise
et qu’on défie tous les puissants
et même qu’on se mobilise
pour bien défendre le vivant
Il n’y a plus que l’amour
Qui puisse les arrêter
C’est avec Eau Secours
Que nous pouvons gagner

Nestlé, Danone, Vittel, Evian
Cette eau est en bouteille plastique,
Produit de l’industrie chimique
C’est no !
Les pesticides qui tuent les sols
empoisonnent l’eau des phréatiques
C’est la santé d’tous qu’on trafique
C’est no !
Face au déni des gouvernants
Nous voulons une gestion claire
comme les citoyens savent la faire
Et l’eau
Deviendra l’eau démocratique
Pour en finir avec la clique
Qui s’est emparé d’la boutique
de l’Eau

Déjà dans la cité
le mouvement s’éveille
des collectifs partout
deviennent cri torrentiel
Ils sont le signe fort
de la dépossession
La colère vient d’éclore
ils nous prennent pour des cons

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La chorale le nez dans le ruisseau,
a ensuite chanté
Les voleurs d’eau
Paroles de Bernard Michel et musique d’Henry Salvador

Et tout cela a été très apprécié par le public, mobilisé sur le thème de l’eau.
Cela a été suivi par un repas proposé par une association de Bagatelle
puis par un film sur les gravières de la basse Ariège

lire ici la plaquette qui explique les combats sur ce thème.

Caillou, 11 octobre 2026

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