Le pâté aux alouettes.

Réminiscence. Dans les années cinquante, j’avais entendu cette blague, et elle a un drôle de goût aujourd’hui.

Deux types se rencontrent à un passage clouté. Ils se reconnaissent. Ce sont des anciens copains de régiment. Mais si le premier est habillé tout à fait modestement, en blouson et casquette, l’autre est en costard taillé sur mesure, manteau d’alpaga avec col de fourrure, chaussures italiennes, lunettes de soleil de marque et sac en croco.
Le premier siffle d’admiration et demande au second :
T’as fais fortune ?
Et l’autre lui répond qu’en sortant du régiment, il a monté une petite entreprise dans la charcuterie, et qu’elle a bien progressé.
Dans la charcuterie ? Mais qu’est-ce que tu fais exactement
Du pâté aux alouettes !
Des alouettes ? Comment tu fais pour en faire des pâtés?
Oh, avec mes ouvriers nous mélangeons l’alouette avec un peu de cheval.
Pas possible ! Et c’est avec ce pâté que tu as fait fortune ?
Oui, il suffisait juste d’avoir les bonnes proportions.
Lesquelles ?
C’est simple, la parité : un cheval pour une alouette.

Caillou, le 19 février 2013

3 réflexions au sujet de « Le pâté aux alouettes. »

  1. C’est vraiment rigolo cette blague! quelle coïncidence! Ce genre de supercherie est vieux comme le monde et c’est ce qui fait souvent la différence entre celui qui est resté pauvre et celui qui s’est enrichi. Après la vache folle et tous les dégâts causés, je lis qu’ils n’hésiteront pas à nourrir les poissons avec de la farine animale. Quel mépris de l’humain…et de l’animal! Je crois qu’on doit revenir au petit jardin (si on a un terrain!) et au petit élevage domestique. Nous avons été élevés comme ça; pourtant nos parents n’étaient pas agriculteurs…Et si on revenait à des jardins communautaires ou pour le moins à la vente directe producteurs-consommateurs. On le fait déjà mais pas assez.

  2. Vraiment rigolo cette blague et tout à fait d’actualité ! en tout cas, moi la viande de cheval j’en ai beaucoup mangé quand j’étais jeune, mes parents faisaient l’effort d’en acheter ( je dis faisaient l’effort car le cheval était plus cher que le boeuf) parce qu’on disait que c’était une viande très saine, et qu’elle était bonne pour “fortifier et donner une bonne santé” ! et je ne me posais pas de question. C’est seulement lorsque j’ai reçu chez moi ma correspondante grecque que je me suis rendue compte que d’autres ne mangeaient absolument pas du cheval : on se promenait et elle a lu les enseignes “boucherie chevaline” alors elle m’a demandé c’est quoi “chevaline ?” et quand je le lui ai eu expliqué elle était complètement retournée la pauvre ! elle m’a demandé si elle avait mangé du cheval chez nous, ce qui était le cas, mais pour ne pas l’affliger davantage, j’ai dit “non” et j’ai vite averti mes parents pour qu’ils n’achètent plus de cheval tant qu’elle était là !
    Ceci juste pour dire que la bouffe c’est culturel ! mais attention, par contre mentir sur ce qu’on vend, ça on ne peut pas l’accepter, de toute façon, c’est pas seulement pour le cheval, c’est quasiment sur tout qu’on nous arnaque au niveau de la nourriture. Oui il faudrait retourner à l’agriculture et à l’élevage du passé, quand on savait vraiment qui avait produit quoi, mais ça c’est une chimère !

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