LA TERRE

olivier

Dunes immenses aux ciels d’étoiles
Terre d’argile au front buté
Prairies vertes comme des pommes
Jungles aux lanières entortillées.
L’homme a les deux pieds sur terre
Il la frappe de ses souliers.
Steppes sifflantes des chevaux
Marais que tend l’infini
Jardins ouvriers, caillebottis
Rizières en forme de tapis.
L’homme a les deux pieds sur terre
Il la frappe de ses souliers.
Cîmes folles enneigées
Vallées qu’on ne peut atteindre
Pâturages oubliés
Sous des ciels qu’on pourrait toucher.
L’homme a les deux pieds sur terre
Il la frappe de ses souliers.
Déserts crissants des cailloux
Petits sillons sous les dattiers
Avec le bruissement des palmes
Et le gargouillis du ruisseau.
L’homme a les deux pieds sur terre
Il la frappe de ses souliers.
Rivages calmes aux lignes pures
Sous le souffle du vent et des vagues
Survolés des grands oiseaux blancs
Immobiles dans un ciel d’azur.
L’homme a les deux pieds sur terre
Il la frappe de ses souliers.
Il la travaille mais d’autres en vivent
D’autres qui ne viennent jamais
Propriétaires, spéculateurs
Colonialistes et exploiteurs.
L’homme a les deux pieds sur terre
Il la frappe de ses souliers.
Et la terre n’a pas de frontières
Seuls les rois les ont créées
Si les états se font la guerre
C’est leur seule raison d’exister.
L’homme a les deux pieds sur terre
Il la frappe de ses souliers.
Paysans sans terre du Brésil
Du Bangladesh et puis d’ailleurs
Peuple sans terre, Tibétains
Palestiniens, Kurdes, et tant d’autres
Les hommes ont les pieds sur terre
Et ils veulent la liberté.

Caillou, le 20 mars 2002… en Mauritanie,
L’olivier est lui de Mystra, en Grèce, en juin 2006.

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