Le vaurais ou pays de cocagne

pigeonnier2

C’est dans le calme d’un jardin
sur les coteaux, près de Lavaur*
et dans la fraîcheur d’un matin,
que m’a parlé le pigeonnier.

Il est comme le gardien du lieu
et sur le flanc de la colline
bien plus vieux que la maison même
il est l’éperon qui domine.

Si tous les oiseaux l’ont quitté
partis vers d’autres paysages
il reste là, comme déserté
peut-être comme un témoignage.

En dessous c’est un potager
tout en pente qu’un chemin parcoure
avant les grandes chaleurs du jour
quand les fleurs aiment la rosée.

Et sur le côté un grand arbre
un Paulownia, quel nom bizarre !
donne de l’ombre à cette tour
de brique, de tuiles… Et de passé.

Caillou, le 7 août 2008

*le Vaurais

Une réflexion au sujet de « Le vaurais ou pays de cocagne »

  1. j’avais déjà vu le dessin, le texte lui va bien. J’aime bien l’idée que le pigeonnier te parle; que le chemin parcoure le potager “avant la chaleur”, ces formulations donnent de la vie et du mouvement au texte, et cela rend le pigeonnier vivant lui aussi.
    très beau.
    cp

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